L’importance des softskills enfin reconnue [études CEREQ]

Selon des études du CEREQ*, il est enfin possible de se baser sur des démonstrations concrètes pour mesurer  l’intérêt des softskills pour l’employeur, et leur impact sur le recrutement et la carrière.

Étudiants en Master : bien connaître vos compétences transversales et vos softskills

Une étude du CEREQ en 2019 a mis en évidence l’importance des compétences transversales et du savoir-être. L’expérimentation a été menée auprès de 852 étudiants diplômés d’un  Master. Ils ont tout d’abord décrit les compétences transversales qu’ils estimaient avoir acquises durant leurs études. Puis, un an plus tard, leur situation professionnelle a été évaluée.

Il s’avère que ceux qui avaient indiqué sur leur CV l’autonomie, l’éthique, l’innovation, la curiosité et la minutie avaient davantage eu accès à des CDI.

Une autre étude a renforcé la notion de bien se connaître puisque 5 ans plus tard, les élèves qui avaient su se décrire avec justesse dans leur savoir-être, leurs capacités et leurs prédispositions avaient des salaires supérieurs à d’autres.

Ainsi, les bénéfices de bien se connaître vont vous permettre de :

  • renforcer l’affirmation de vous-même,
  • mesurer votre savoir-être,
  • faire valoir vos atouts auprès de l’employeur qui ne s’y trompera pas !

L’impact des softskills sur votre recrutement et votre carrière

La toute dernière étudedu CEREQ, en 2020, fait état de l’impact des softskills sur le recrutement.

Bien qu’elles ne soient ni mesurables ni évaluables, ces compétences interpersonnelles et en lien avec la relation aux autres retiennent, de façon tout à fait subjective, l’attention des recruteurs.

En effet, pour la première fois, une expérimentation a été menée auprès de 105 recruteurs. Ils ont été invités à classer des CV selon la probabilité de recevoir les candidats pour un premier entretien, puis à se prononcer sur l’impact des softskills dans une carrière

La première compétence (qui ne relève pas strictement d’un apprentissage évaluable) qui a été citée comme décisive pour recevoir un.e. candidat.e. est la capacité à travailler en équipe. Elle augmenteraut de 11 points l’intérêt d’un CV (score de 67/100). Puis viennent ensuite le dynamisme, l’organisation, le sens des responsabilités et l’innovation.

Soyez vous-même les autres sont déjà pris

Oscar wilde

Alors attention, il ne s’agit pas de mentir sur votre CV en ayant connaissance de cet impact. L’objectif est plutôt de développer une meilleure connaissance de vous-même, de savoir décrire précisément vos softskills afin de faire la différence pour décrocher un premier entretien.

L’importance des softskills enfin reconnue

Ainsi, les softskills, bien que non mesurables, quantifiables ou évaluables ont un véritable impact pour le recruteur et plus généralement au sein de l’organisation. 

Il est donc temps pour chacun de mieux se connaître afin de savoir mettre à l’avant ses atouts, ses talents naturels.

Sourire ne s’apprend pas !?

Ces fameux softskills qui ne seront jamais remplacés par l’intelligence artificielle et ceux qui, pour l’heure, ne semblent pas si évidents à acquérir. Car en effet, il semblerait qu’il est plus aisé d’apprendre une langue ou l’utilisation d’un logiciel métier que l’empathie indispensable à certains métiers ou la capacité de sourire attendue dans certaines activités !

Pour autant, et malgré cette croyance, il est bon de rappeler que dans les pays nordiques, les savoir-être sont « enseignés » dans le milieu scolaire dès le plus jeune âge.

*CEREQ : Centre d’Études et de Recherches sur les Qualifications

Lien vers les études CEREQ : https://www.cereq.fr/recherche